Nous produisons et nous consommons de plus en plus de services web. A la vue des résultats de la dernière enquête (Web Services Development Survey) menée par le cabinet d'études Evans Data, l'année 2007 confirmera cette tendance.
Nous ne pouvons que remercier les éditeurs qui ne cessent de proposer des outils améliorant l'automatisation des services web. Des initiatives ont même été conduites en vue d'offrir de véritables guides au développement de ces derniers, allant même jusqu'à intégrer des assistants au sein de nos environnements de développement. Le gain de productivité est indéniable et permet de ne pas renoncer à cette technologie simplement pour des raisons de coût d'adoption jugé trop élevé.
Le premier avantage de cette technologie est, de fait, son interopérabilité qui permet d'entrevoir la production de modules applicatifs agiles et réutilisables. Hormis d'un point de vue purement technique nous ne tirons pas pleinement profit de cette agilité ou cette réutilisabilité promises sans un effort minimum. Sans même aller jusqu'à empêcher le redéveloppement d'un module applicatif existant, comment pouvons-nous inciter sa réutilisation ?
A mes yeux, la solution consiste à référencer nos services web. Et pour se faire, aucun effort financier n'est nécessaire. En effet, une spécification service web nommée UDDI adresse d'ores et déjà cette problématique et une implémentation de celle-ci est offerte au sein du système d'exploitation Windows Server 2003 dés sa version standard : Enterprise UDDI Services.
Le référencement d'un service web est une étape simple permettant d'industrialiser sa publication au sein de votre système d'information. Vous pouvez dans un premier temps faire fi des nombreuses fonctionnalités offertes suite à la mise en place d'un annuaire UDDI (Découverte dynamique …) et ne vous restreindre qu'à l'enregistrement de vos services. Cette action vous ouvre de nouvelles perspectives telles que la tenue d'une cartographie de vos services web ou bien la mise en place d'outils de supervision.
Vous êtes en droit de vous interroger quant à la pérennité d'une telle solution. Vos doutes pourraient être la conséquence de l'annonce en fin d'année 2005, de l'arrêt des annuaires UDDI publics mis en place dés l'année 2000 par de grands éditeurs (Microsoft, IBM, SAP). Ces arrêts ne sont pas dus à des faiblesses du standard UDDI ou bien une prise de distance avec ce dernier. Les raisons sont plutôt liées au fait qu'après 5 années d'exploitation, ces éditeurs semblent avoir tiré pleinement profit d'une telle expérience et que le modèle commercial de tels annuaires était peu viable à la différence des annuaires privés non remis en cause par la nouvelle API de communication de la plateforme Microsoft (WCF).
Le futur système d'exploitation pour les serveurs (nom de code Longhorn) devra même intégrer à l'instar de Windows Server 2003 une implémentation de la dernière spécification UDDI.
Cette solution a donc de nombreux avantages, le dernier étant la description au sein de votre système d'information des capacités de vos services métiers.